Centre d'excellence en thérapie cellulaire
Grâce à la vision de cliniciens-chercheurs tels que les Drs Denis Claude Roy, Jean Roy, Guy Sauvageau, Claude Perreault et à l’appui d'importants partenaires tels que l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, la Fondation l'HMR, l’Université de Montréal, l'Institut de recherche en immunologie et cancérologie, le Fonds de recherche en santé du Québec, le Ministère du développement économique, de l’innovation et de l’exportation du Québec, et la Fondation canadienne pour l'innovation, le Centre d'excellence en thérapie cellulaire (CETC) ouvrira ses portes en 2011.
OBJECTIFS
Le CETC permettra de mener des recherches de pointe sur les cellules souches, le système immunitaire et le cancer, dans le but de mettre au point des traitements pour différentes maladies, comme la leucémie, les lymphomes, les myélomes, la dégénérescence maculaire, la reconstruction articulaire, le diabète, la maladie de Parkinson et la maladie d’Alzheimer.
Il jouera également un rôle majeur dans la formation de jeunes chercheurs et établira un pont entre la recherche fondamentale et la recherche clinique.
ÉQUIPEMENTS ET SERVICES OFFERTS
Le CETC sera divisé en trois sections indépendantes :
- Sections 1 et 2 : études de greffes réalisées sur les patients (un secteur à pression positive et un secteur à pression négative);
- Section 3 : études précliniques et post-transplantation. Le laboratoire préclinique sera utilisé pour développer de nouvelles procédures ou stratégies de thérapie cellulaire et pour assurer le suivi, la validation et le contrôle de qualité final avant le transfert des nouvelles procédures en clinique.
Les installations du CETC seront de niveau de biosécurité BSL2 ou de confinement de niveau NC2, les manipulations seront effectuées sous une hotte biologique et un système complet d’assurance et de contrôle qualité sera mis en place.
Le CETC disposera d’équipements hautement sophistiqués parmi lesquels :
- des bioréacteurs permettant d’augmenter le nombre de cellules souches;
- des microscopes droits Zeiss et des microscopes inversés;
- un cytomètre en flux;
- des lampes photodynamiques;
- un trieur de cellules haute vitesse;
- un analyseur FACS 8 couleurs;
- des appareils de séparation immunomagnétique.
Ainsi, à l'intérieur d'un environnement contrôlé se conformant à un cadre règlementaire très strict axé sur la sécurité du patient, les chercheurs pourront :
- cultiver des cellules souches humaines dans un environnement très sécuritaire, sans risque de contamination;
- contrôler in vitro l’expansion de cellules souches hématopoïétiques;
- contrôler ex vivo l'expansion de cellules souches de sang de cordon utilisées en l’absence de donneur HLA-compatible;
- approfondir les recherches portant sur la lutte contre la recrudescence de la tumeur maligne originelle après transplantation de cellules souches hématopoïétiques par l’injection de lymphocytes T cytotoxiques;
- contrôler les infections virales post greffe de cellules souches hématopoïétiques par l'injection de lymphocytes T anti-viraux;
- intégrer la quasi-totalité des greffes médullaires dans des protocoles de recherche axés sur les cellules souches hématopoïétiques et la thérapie cellulaire (alors que 10% actuellement);
- prévenir ou réduire les complications d'une réaction du greffon contre l'hôte chez les patients ayant reçus une greffe allogénique;
- réparer des cartilages endommagés suite à une pathologie articulaire ou à une lésion traumatique;
- améliorer la condition du muscle cardiaque suite à un infarctus en infusant des cellules souches provenant directement de la moelle osseuse ou de myoblastes cultivés in vitro;
- approfondir les recherches sur la greffe d'îlots de Langerhans destinée aux patients diabétiques;
- développer des approches novatrices visant la reconstitution, grâce aux cellules souches, des cellules de la rétine et de la cornée;
- développer des traitements expérimentaux pour traiter des troubles du système nerveux.




